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LA TABLE DE CANA IMAGINE SON RÉSEAU EN 2025

La Table de Cana, composée des équipes de son association nationale, des neuf entreprises d’insertion et de leurs associations locales de soutien, s’est penché sur son avenir du 27 au 29 février à Lyon.

Deux jours pour répondre à plusieurs questions : les membres du réseau ont-ils envie de continuer à démontrer la réussite d’un modèle qui concilie les exigences économiques avec un véritable engagement social et environnemental ? Et si oui, comment imaginent- ils ce réseau en 2025 ? Quel sera sa configuration ? Combien de membres, avec quelle taille et quel profil ? Quelles en seront les caractéristiques en termes d’identité, d’action commerciale, de mutualisations, d’accueil et d’entraide ?  Quels chemins emprunter et quelles actions prioritaires vont-ils définir pour réaliser ce qu’ils veulent être en 2025 ?

La parole à Alain Seugé, Président de l’Association Nationale.

Q : Pouvez-vous nous rappeler, en quelques mots, ce qu’est aujourd’hui le réseau de La Table de Cana ?  
La Table de Cana, c’est d’abord un réseau d’entreprises d’insertion sociale et professionnelle pour des personnes éloignées de l’emploi. Une centaine de salariés et des bénévoles accompagnent des personnes en situation de précarité ou de chômage de longue durée (250-300), salariées pour 2 ans maximum. Il s’agit de leur apporter un soutien personnalisé pour bâtir un projet professionnel et lever les freins à l’embauche. Deux-tiers de ces personnes trouvent ensuite un emploi ou une formation. Mais pour le grand public, les entreprises, les collectivités, ce sont d’abord des traiteurs et des restaurateurs, répartis dans 9 villes en France, qui répondent à la demande de clientèles exigeantes, du plateau repas à l’organisation de conventions de plusieurs milliers de personnes.

Q : quels sont les résultats du séminaire ? Le réseau de La Table de Cana en sort-il renforcé ?
Les entreprises de notre réseau sont des PME et leurs dirigeants sont impliqués dans le quotidien opérationnel. Se retrouver pendant deux jours pour dessiner un avenir commun en 2025 est la marque d’une très grande confiance dans la force d’un réseau plus uni, plus compact, même si nous souhaitons conserver l’agilité, la capacité d’initiative propre aux PME. Le « Pacte 2025 » va nous permettre de renforcer les actions mutualisées, de mobiliser plus de compétences dans l’association nationale, y compris en déléguant certaines responsabilités nationales à des personnes ressources en région.   Il vise aussi à essaimer notre modèle dans les régions où nous ne sommes pas encore présents, notamment en nous ouvrant à de jeunes pousses qui souffrent d’être isolées dans le déploiement de leur entreprise d’insertion.

Q : Vous animez ce réseau depuis bientôt 5 ans. À votre avis, quelles sont les conditions premières de succès de ce Pacte 2025 ?
Je dirais que la première condition à remplir et partager, c’est la confiance de tous les acteurs du réseau dans la pertinence de notre modèle : trois piliers : les saveurs, les talents et l’environnement, avec des équipes compétentes et un accompagnement bénévole pour accélérer la levée des freins à l’emploi.